Apple a décidé d’assouplir les règles d’abonnement pour les éditeurs de presse dans l’app store. Ce qui change? Les éditeurs peuvent fixer à nouveau les montants qu’ils souhaitent pour l’abonnement in-app, tout en pratiquant des offres différentes sur leurs propres sites. De plus, les prix peuvent être modifiés. La fin des paliers à 0,79, 1,59, etc?
C’est plutôt une bonne nouvelle, mais le Financial Times a décidé d’aller plus loin, beaucoup plus loin. En fait, il a décidé de pousser la vision initiale de Steve Jobs lors de la sortie de l’iPhone. Apple bloquait l’installation d’applications tierces et Steve Jobs vantait les mérites de HTML5.
Le Financial Times sort donc sa WebApp, téléchargeable gratuitement via Safari sur app.ft.com et celle-ci est assez incroyable. HTML5 montre toute sa puissance, la webApp est disponible même sans wifi grâce à un cache personnalisé de 50mb, une navigation entièrement tactile et adpatée, des menus dynamiques, la lecture des vidéos, etc…
La Web app se charge aussi vite, voire plus vite que n’importe quelle autre application. Incroyable. Je vous suggère donc de télécharger la web app dès maintenant et d’apprécier la navigation et l’expérience… Je suis certain que cela donnera des idées à beaucoup d’autres éditeurs… HTML5 représente l’avenir des apps pour tablettes, c’est certain.
MacWay a publié il y a quelques jours un excellent article d’explications sur les directives qu’Apple vient de publier concernant la validation des applications sur l’AppStore. (voir article)
En résumé, les points les plus importants mentionnés par Apple sont les suivants:
- Apple ne veut plus sur l’AppStore d’applications sans utilité: coussins pêteurs et applications farces sans originalité seront désormais rejetées.
- Fini les multiples applications pour faire la même chose: Apple souhaite faire le ménage. Si 10 Applications offrent déjà un même service, les suivantes seront rejetées.
- Apple ré-affirme sans volonté de préserver l’AppStore d’applications pornographiques. Pour ça il y a internet…ou Android! A mon sens pas du puritanisme, on n’est pas obligé partout d’être pollué par des applications que même des enfants peuvent télécharger.
- Les applications trop amateurs, seront également rejetées. Absolument logique, si on veut bénéficier d’une plateforme de qualité, respectant l’expérience utilisateur. Ces applications polluent l’utilisateur dans son choix, masquant les applications qui apportent vraiment de la valeur.
A travers ces recommandations, on perçoit le début d’un mouvement inéluctable.
Si les débuts de l’AppStore ont été marqués par des introductions d’applications très hétérogènes en qualité et en apport, cette seconde phase qui s’annonce sera celle de la maturité. Comme toutes autres les technologies l’ont déjà subie avant elle, elle passera par une professionnalisation du monde du développement des applications. Seuls les amateurs très éclairés et les professionnels y trouveront leur place.
Les utilisateurs y gagneront en qualité et en clarté.
La volonté d’Apple d’aller vers plus de transparence, pourrait bien s’accompagner de quelques changements de principes plus généraux.
Depuis le lancement de l’Appstore il y a un peu plus de deux ans à présent, un phénomène faisant grincer des dents plus d’un développeur est apparu, une nouvelle génération de “squatter” : les squatters de noms d’applications.
Avec les annonces récentes d’Apple sur sa volonté d’offrir plus de transparence à sa communauté (voir les articles récents parus sur votre blog préféré à ce sujet), la firme de Copertino à annoncé que les réservations de noms d’applications devront désormais s’accompagner dans un délai de 120 jours d’une application réelle. Mauvaise nouvelle pour toutes les sociétés qui avaient réservé leur nom d’application, en attendant de pouvoir concrêtement la sortir.
Bonne nouvelle en revanche pour la plupart des développeurs d’applications qui s’arrachaient les cheveux en s’apercevant que le nom qu’ils avaient choisi était déjà squatté par une société qui n’avait probablement comme unique but que de le monétiser, comme ce fut le cas à une époque pour les noms de domaines internet.
Apple a déjà envoyé les courriers à ces sociétés, elles ont 120 jours pour y remédier.
C’est peut-être l’une des annonces faite hier les plus impressionnante… 6,5 milliards de téléchargement sur l’AppStore ont été effectués.Cela représente la bagatelle de 200 applications téléchargées par seconde…
L’AppStore dispose aujourd’hui de 250 000 applications dont 25 000 applications iPad et la progression continue à être très importante.
Bien que les prix très bas pratiqués sur l’Appstore engagent à acheter une application sans en connaitre la qualité, Apple ouvre une section “Try Before You Buy”, afin de contrer le piratage des applications.
En savoir plus Post a comment (0)Comme pour son matériel, Apple souhaite désormais offrir la possibilité aux étudiants et enseignants de bénéficier d’une remise sur leur achats sur l’AppStore.
Cette décision intervint alors que Iphone, iPad et autres MacBook ont pris une place importante dans les université et instituts supérieurs d’éducation et que cette stratégie de vente peut doper les volumes et installer plus durablement Apple dans l’enseignement.
Cette remise de tout de même 50%, interviendra dans le cadre d’un programme mis à la dispositon des développeurs sous le nom de “App Store Volume Purchase”. Avec quelques notions notons d’Anglais, vous noterez tout de même que le nom du programme indique que le discount n’intervient que pour un minimum de 20 licences achetées… idéale pour un amphi ou une salle de TD.
J’ai pris connaissance ce matin d’un complément intéressant sur une étude évoquée sur un post précédent. Ce graphique présente le regard porté par les développeurs d’applications mobiles aux différentes plateformes de ventes d’applications. Plus que jamais, l’Appstore est au coeur de leurs enjeux…
Source : Services Mobiles









